La véritable valeur d’Ethereum à nouveau débattue
Et si Ethereum valait bien plus que ce que le marché pense ? Selon une étude menée par CryptoQuant, 9 modèles de valorisation sur 12 estiment qu’ETH est actuellement largement sous-évalué. Pour Ki Young Ju, PDG de la plateforme, ces analyses révèlent un écart significatif entre le prix actuel de l’Ether et sa véritable valeur théorique. Ce constat relance le débat sur la manière dont les cryptomonnaies devraient être évaluées.
En Bref
- Une nouvelle étude menée par CryptoQuant affirme qu’Ether (ETH) est largement sous-évalué par le marché actuel.
- Sur 12 modèles économiques analysés, 9 estiment que la valeur réelle d’ETH dépasse largement les 3 000 $ actuels.
- La valorisation moyenne issue de ces modèles place ETH autour de 4 836 $, soit un écart positif de +58 %.
- Le modèle Revenue Yield estime cependant qu’ETH est surévalué de plus de 50 %.
La majorité des modèles convergent : ETH largement sous-évalué
Selon Ki Young Ju, PDG de CryptoQuant, la majorité des modèles de valorisation appliqués à Ethereum aboutissent à la même conclusion : ETH est sous-évalué à son prix actuel.
« Ces modèles ont été construits par des experts de confiance issus du monde académique et de la finance traditionnelle », affirme-t-il. Sur les 12 modèles analysés, 9 estiment que le prix d’ETH devrait être bien au-delà des 3 000 $ actuels. En croisant ces données, une valeur composite moyenne d’ETH est estimée à 4 836 $, soit 58 % de plus que sa valorisation sur le marché.
Parmi les modèles les plus remarquables de cette étude, plusieurs se distinguent par leur approche analytique et leurs résultats :
- Le modèle App Capital : prend en compte tous les actifs on-chain sur Ethereum (stablecoins, tokens ERC-20, NFTs, RWA, etc.) avec une valorisation de 4 918 $ pour la crypto ;
- Le modèle basé sur la loi de Metcalfe : valorise le réseau en fonction du carré des utilisateurs actifs avec une estimation à 9 484 $, soit +211 % par rapport au prix actuel ;
- Le modèle Layer 2 TVL : s’appuie sur la valeur totale verrouillée dans les solutions de scalabilité d’Ethereum (Arbitrum, Optimism, etc.) avec une valorisation estimée à 4 633 $.
Au total, 8 des 12 modèles sont considérés comme suffisamment fiables, notés deux sur trois ou plus selon les critères d’ETHval.
Toutes ces approches reflètent une vision optimiste de la valeur intrinsèque d’ETH, portée par la croissance de son écosystème, l’adoption croissante des solutions L2 et l’expansion des cas d’usage liés aux actifs tokenisés. Sur la base de ces données, le marché est aujourd’hui clairement en décalage avec la réalité économique projetée par le réseau Ethereum.
Un modèle disruptif : la crypto serait surévaluée de plus de 50 %
Malgré le consensus apparent de la plupart des modèles, certaines approches méthodologiques tempèrent voire contredisent cette lecture optimiste. Le modèle Revenue Yield révèle qu’Ether serait significativement surévalué à ses niveaux actuels.
Ce modèle, décrit comme « le plus fiable » de l’étude, repose sur une méthodologie simple mais rigoureuse : diviser les revenus annuels générés par le réseau Ethereum par le rendement obtenu via le staking. Selon les calculs, la crypto devrait se négocier autour de 1 296 $, bien loin des niveaux actuels, indiquant une surévaluation de 57 %.
Cette vision pessimiste s’appuie sur un fait tangible : la baisse des revenus du réseau Ethereum. Les frais de transaction ont atteint des niveaux historiquement bas, reflétant une baisse de l’activité on-chain, tandis que d’autres blockchains émergentes grignotent la part de marché du réseau.
Cette baisse des revenus affecte mécaniquement le rendement du staking, base même de ce modèle de valorisation. Contrairement à d’autres approches plus projetées ou théoriques, le modèle Revenue Yield privilégie une lecture fondamentale et immédiate, centrée sur les flux de trésorerie nets générés par le réseau crypto Ethereum.
Alors qu’Ethereum relève sa limite de gas à 60M, renforçant ses capacités techniques, le débat sur sa valorisation prend une nouvelle dimension. Entre projections haussières et prudence méthodologique, le marché devra trancher : ETH est-il réellement sous-évalué ou simplement en avance sur sa réalité économique ?
Avertissement : le contenu de cet article reflète uniquement le point de vue de l'auteur et ne représente en aucun cas la plateforme. Cet article n'est pas destiné à servir de référence pour prendre des décisions d'investissement.
Vous pourriez également aimer
Prévision des nouvelles actions américaines | WODO.US se lance à la conquête du Nasdaq : la logistique intégrée représente près de 96 % mais les revenus ont chuté de 17,9 %
Wodetong fournit principalement des solutions logistiques transfrontalières à ses clients en intégrant des ressources telles que l'aviation, le transport maritime, le dédouanement, l'entreposage et la livraison finale à l'étranger.
Analyse des nouvelles introductions en bourse américaines | Jingrui Wangpu : levée de fonds d’environ 37,5 millions de dollars, le modèle "magasin + vente en gros" peut-il soutenir la valorisation ?
Les petits et moyens commerçants de détail cherchent de nouvelles voies pour se démarquer.
Blackstone : Nous sommes à l'aube de l'année 1870, saisissons le « steak » de l'ère de l'IA
Lors de son dernier discours à huis clos, Jon Gray, président de Blackstone, a réfuté l’idée d’une « bulle d’investissement de mille milliards de dollars autour de l’IA ». Il a souligné que les grands modèles et les entreprises d’IA voient leurs revenus exploser par un facteur de cent, entraînant une hausse notable de la productivité macroéconomique. Selon lui, la vague actuelle de l’IA s’apparente à « l’aube de la révolution industrielle de 1870 », la demande dépassant largement l’offre. La véritable logique d’investissement réside dans la résolution des « pénuries structurelles » du monde réel, en investissant massivement dans les semi-conducteurs, les centres de données et les infrastructures électriques, secteurs caractérisés par des barrières financières et de capacité extrêmement élevées.
Avec le soutien de Muse, l'indice Nasdaq monte silencieusement en flèche ; le marché reste sceptique quant au « retour au trading IA », le rapport sur les résultats de Micron prévu la semaine prochaine devient le centre de l'attention.
L’explosion de l’agent intelligent Muse de Meta marque le passage de l’IA du simple bavardage à la capacité d’agir : les agents intelligents capables de fonctionner en continu et de gérer des données étendent la demande en puissance de calcul des GPU vers les CPU, stimulant ainsi Arm, Intel et AMD. Selon l’analyse de Goldman Sachs, le rebond marqué du Nasdaq ressemble davantage à une flambée silencieuse, concentrée sur les géants de la technologie et alimentée par les options ; les institutions reconnaissent les fondamentaux de l’IA, mais s’inquiètent d’une valorisation trop rapide ainsi que d’un écart croissant entre les taux d’intérêt et le marché du crédit, attendant les résultats financiers de Micron pour voir si la tendance haussière de l’IA peut se poursuivre.

