La scène que je redoutais le plus est finalement arrivée.
Source : Cercle d'Information de Wall Street
Le scénario optimiste a été brutalement déchiré.
Après la clôture de mardi, le scénario le moins souhaité s'est produit :
- Les marchés boursiers américains ont chuté sur toute la ligne, l'indice Nasdaq a perdu plus de 1% ;
- Le prix de l’or a atteint 4100 dollars en cours de séance, ne parvenant à se maintenir au-dessus de ce niveau qu’à la clôture ;
- Le prix du pétrole a augmenté, le pétrole brut américain a dépassé les 70 dollars ;
- Le dollar a rebondi, dépassant le niveau des 101 ;
- Le rendement des obligations américaines à 10 ans s’est envolé à 4,55%.
Premièrement, mardi n’a pas été une simple « journée de baisse », mais plusieurs prix clés ont été simultanément déclenchés : les analystes surveillaient le niveau des 101 pour le dollar, l’or à 4100 dollars, et le pétrole brut américain à 70 dollars.
Deuxièmement, la baisse des marchés américains est disproportionnée par rapport à l’environnement actuel, il faut donc surveiller les risques potentiels de poursuite du repli. Par exemple, l'indice Nasdaq a chuté dès l'ouverture alors qu’aucune information particulière n’était diffusée, et la baisse du Nasdaq a une nouvelle fois été bien supérieure à celle du Dow Jones. Le choc extérieur n’a fait qu’ouvrir la porte ; ce qui l’a réellement fragilisée, ce sont les fissures apparues à l’intérieur des marchés liés à l’IA.
Le marché américain subit actuellement deux pressions :
La première est interne : la baisse des attentes sur les dépenses d’investissement en IA et le recul des valeurs de croissance à forte valorisation.
La seconde est externe : la hausse des prix du pétrole, la montée des rendements et la reprise du dollar.
Troisièmement, la cause directe de la chute du marché est que les États-Unis ont commencé à mener une série d’attaques contre l’Iran et ont annulé l’exemption permettant à l’Iran de vendre du pétrole dans le monde. Cette mesure a provoqué la flambée du prix du pétrole et la chute de l’or. L’Iran affirme que l’action militaire américaine et la révocation de l’exemption violent les accords conclus entre les deux parties. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a promis une « action décisive » en réponse.
L’important n’est pas que « les États-Unis attaquent à nouveau l’Iran », mais que cet événement a interrompu le scénario optimiste qui venait à peine de s’établir sur le marché.
Auparavant, les investisseurs misaient sur : un rapport sur l’emploi faible, la baisse du dollar, la diminution des probabilités de hausse des taux, le pétrole à bas prix, et un redressement conjoint de l’or et des marchés actions.
Désormais, la situation bascule soudainement : hausse du pétrole, reprise du dollar, le rendement des obligations américaines à 10 ans s’envole à 4,55%, l’or chute sous les 4100 dollars, et le Nasdaq mène la baisse.
Le marché recommence à craindre que le choc énergétique ne relance l’inflation et empêche la Fed d’assouplir sa politique. Il ne s’agit pas d’une hausse ou d’une baisse ordinaire, mais du retour du « risque géopolitique dans la formation des prix de l’inflation ».
Mercredi, le marché devrait être plus défensif, et le rebond sera fragile. Si l’Iran entreprend réellement une « action décisive », par exemple en attaquant à nouveau des navires, des ports, des infrastructures énergétiques, ou en menaçant le passage du détroit d’Hormuz, alors le pétrole deviendra la variable centrale pour l’ensemble du marché. À ce moment-là, la pression sur les actions américaines continuera de s’intensifier et le Nasdaq restera le plus vulnérable.
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