NexGen Energy (TSX, NYSE : NXE ; ASX : NXG) a lancé la construction de son projet d’uranium Rook I en Saskatchewan, d’un montant de 2,2 milliards de dollars canadiens (1,6 milliard de dollars), faisant progresser ce qui pourrait devenir l’une des plus grandes nouvelles sources d’uranium au monde.
La mine souterraine et l’usine devraient nécessiter environ quatre ans de construction et sont conçues pour produire environ 30 millions de livres d’uranium par an. À titre de comparaison, les opérations McArthur River-Key Lake de Cameco sont autorisées à produire 25 millions de livres par an, avec des prévisions de 14 à 16,5 millions de livres pour 2026.
Le développement de Rook I intervient alors que l’énergie nucléaire joue un rôle de plus en plus important pour répondre à la demande croissante d’électricité, ce qui accroît l’importance stratégique de l’approvisionnement en uranium. Le Canada cherche également à renforcer sa position sur le marché mondial du combustible nucléaire tout en consolidant ses chaînes d’approvisionnement nationales.
Construction de Rook I
De grands travaux de terrassement et des infrastructures de surface sont déjà en cours sur le projet, selon NexGen. Une piste d’atterrissage initiale de 3 000 pieds a été mise en service et les logements de site agrandis sont achevés et occupés.
L’entreprise prévoit de terminer la totalité de la piste de 5 840 pieds d’ici la fin de l’année, tandis que le creusement du puits est prévu pour 2027.
La Commission canadienne de sûreté nucléaire a approuvé l’évaluation environnementale de NexGen en mars et a accordé un permis pour la construction de Rook I, levant ainsi le dernier obstacle réglementaire avant le début des travaux.
Une étude de faisabilité de 2021 indiquait une durée de vie de 11 ans pour la mine, avec une production de 233,6 millions de livres de concentré d’uranium. L’étude estimait la valeur actuelle nette après impôts à un taux d’actualisation de 8 % à 3,5 milliards de dollars canadiens, avec un taux de rentabilité interne de 52,4 % et une période de remboursement de 0,9 an.
L’ampleur de Rook I permettrait à NexGen de figurer parmi les principaux fournisseurs mondiaux d’uranium si le projet atteint son rythme de production visé, mais la mine fait encore face à plusieurs années de travaux de construction et de développement avant que la production ne puisse commencer.




