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Un accord de dernière minute trouvé ! Trump annonce le report de l’augmentation de 50 % des droits de douane sur le Canada

Un accord de dernière minute trouvé ! Trump annonce le report de l’augmentation de 50 % des droits de douane sur le Canada

华尔街见闻华尔街见闻2026/08/19 05:51
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Par:华尔街见闻

Le "cliff des tarifs douaniers" a été évité de justesse ! Deux heures avant l'entrée en vigueur des droits de douane de 50 %, Trump a annoncé leur report, ce qui a aussitôt fait grimper le dollar canadien. Selon la partie américaine, le Canada a déjà fait des concessions concernant l'accès au marché et projette de relancer l'oléoduc. Bien que les Canadiens restent prudents dans leurs déclarations, cette pression extrême a offert une pause cruciale dans la négociation bilatérale d'une valeur de près de 9 000 milliards de dollars américains.

Les tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada ont connu un retournement de situation de dernière minute.

Selon l’Agence de presse Xinhua, le président américain Trump a annoncé dans la soirée du 18 le report de trois jours de l'instauration de droits de douane de 50% sur les produits canadiens. Ces droits devaient initialement entrer en vigueur le 19, heure de la Côte Est des États-Unis, et concernaient pour environ 20 milliards de dollars de biens canadiens. Ce délai offre ainsi un temps supplémentaire pour des négociations entre les deux parties.

Moins de deux heures avant l'application des nouveaux droits, Trump a publié sur le réseau social ‘Truth Social’ qu’une entente avait été trouvée avec le Canada, tout en précisant que le texte final restait à être finalisé ; la partie américaine suspendant donc les mesures tarifaires. La Maison Blanche a ensuite indiqué dans un communiqué que le Canada s’est “engagé à lever” les restrictions discriminatoires sur les voitures, produits laitiers et boissons alcoolisées américains. De son côté, le Bureau du représentant au commerce des États-Unis a ajouté que l'accord portait sur “un accès total au marché pour les produits américains, des engagements économiques sécurisés et une convergence sur le commerce numérique”, sans néanmoins révéler de détails concrets.

Suite à cette annonce, le dollar canadien s’est immédiatement apprécié, atteignant jusqu’à 1,3872 dollars canadiens pour un dollar américain. Toutefois, le Premier ministre canadien Carney s’est montré plus prudent, sans confirmer un accord définitif : “Nous avons réalisé des progrès substantiels, mais il reste des travaux importants à mener”, a-t-il déclaré dans un communiqué.

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Dernières négociations au bord du gouffre tarifaire

D’après l’Agence de presse Xinhua, ces droits de douane devaient initialement entrer en vigueur le 19, heure de la Côte Est des États-Unis, et portaient sur environ 20 milliards de dollars de produits canadiens, comprenant vin rouge, crosses de hockey, ciment, bière, lait et contreplaqué, entre autres centaines de produits spécifiques.

Avant d’annoncer le report, le ministre canadien en charge du commerce avec les États-Unis, Dominic LeBlanc, s’est entretenu de façon approfondie avec le représentant américain au commerce Jamieson Greer ainsi qu’avec le Secrétaire au Commerce Howard Lutnick. Selon Bloomberg, la principale négociatrice canadienne Janice Charette ainsi que Dominic LeBlanc sont restés à Washington le temps des pourparlers, utilisant le week-end pour tenter d’aboutir à un accord.

Auparavant, Carney avait discuté au téléphone avec Trump le soir du 18, afin de chercher comment éviter l’entrée en vigueur des droits ; les équipes techniques des deux gouvernements ont ensuite enchaîné sur des consultations de détail.

Origines des droits : accumulation de frictions commerciales américano-canadiennes

La base juridique de ces droits de 50% est la Section 338 du Smoot-Hawley Tariff Act de 1930. Selon l’Agence de presse Xinhua, Trump avait signé plusieurs proclamations le 20 juillet, invoquant cette clause pour imposer des droits sur certains produits importés du Canada, au motif que le Canada appliquerait des restrictions discriminatoires sur les affaires américaines.

Selon Bloomberg, les principales griefs américains font état de : la majorité des provinces canadiennes (dont l’Ontario et le Québec) qui empêchent l’accès des boissons alcoolisées américaines à leurs réseaux de distribution, coupant ainsi un marché vital aux exportateurs de vins et spiritueux des États-Unis ; en outre, le Canada a mis en place des mesures de rétorsion équivalentes sur les droits imposés antérieurement par Trump sur les automobiles, taxant à leur tour voitures et camions américains, même si un dispositif de remboursement existe pour des entreprises comme Honda ayant une usine sur place.

Il est à noter que ces droits de la Section 338 n’incluent pas les ressources majeures que les États-Unis importent du Canada, comme pétrole, potasse ou produits miniers.

Incertitudes subsistant sur le contenu de l’accord

Bien que Trump ait qualifié le résultat “d'accord conclu”, les divergences subsistent sur de nombreux sujets centraux. Selon Bloomberg, les questions traditionnellement ardues telles que les droits sur les automobiles et le bois d'œuvre n’ont pas été explicitement résolues lors des pourparlers.

Le communiqué de Carney a d’ailleurs laissé volontairement la porte ouverte, insistant sur le fait que le Canada continuerait à “construire une économie nationale plus forte, plus indépendante et plus compétitive”, un signe que la négociation est loin d’être terminée.

L’annonce du report de trois jours ouvre en réalité une fenêtre de négociation de 30 jours, destinée à utiliser la pression du temps pour pousser le Canada à des concessions supplémentaires.

Carney avait par ailleurs indiqué que l’objectif du Canada dans ces négociations commerciales est la réduction des droits ciblant les secteurs de l’acier, de l’aluminium et de l’automobile, ceux-ci ayant durement pénalisé l’industrie manufacturière canadienne et entraîné des licenciements dans plusieurs régions.

Énergie et cadre commercial élargi

Dans le même message annonçant le report des droits, Trump a par ailleurs précisé que le projet d’oléoduc Keystone XL allait être relancé, ajoutant ainsi un nouveau point à l’agenda bilatéral.

Selon Bloomberg, les États-Unis importent chaque jour plus de 4 millions de barils de pétrole brut et de produits pétroliers du Canada, un volume qui n’a cessé de croître depuis des décennies, faisant de l’énergie la première catégorie d’importations américaines en provenance du Canada.

Ce déblocage pourrait aussi donner un nouvel élan à la révision permanente de l’Accord commercial nord-américain – qui inclut également le Mexique. L’an passé, les échanges commerciaux entre les États-Unis et le Canada ont approché 900 milliards de dollars ; la récente flambée des tensions tarifaires a bouleversé cette longue amitié, mais ce préaccord de dernière minute contribue au moins à apaiser temporairement la situation.

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